Contenus IA : un mois après l'obligation de transparence, presque personne ne marque

Par Rédaction E.T Editalent, publié le 2026-09-07.

Contenu partiellement rédigé par l’IA.

Illustration : Contenus IA : un mois après l'obligation de transparence, presque personne ne marque

Les obligations de transparence sur les contenus générés par l'intelligence artificielle s'appliquent depuis le 2 août 2026. Un mois plus tard, le marquage reste rare sur les sites d'entreprises, les pages de collectivités et une partie des publications éditoriales. Ce décalage n'est pas seulement un risque juridique : il devient un signal de confiance pour le lecteur.

Ce que la règle demande vraiment

Deux niveaux coexistent, souvent confondus.

Le premier concerne les systèmes qui produisent le contenu : les sorties générées doivent être marquées dans un format lisible par une machine, afin d'être détectables comme artificielles. Cette obligation pèse sur le fournisseur de l'outil.

Le second concerne celui qui publie. Lorsqu'un texte est diffusé pour informer le public sur des sujets d'intérêt général, l'origine artificielle doit être révélée, sauf si le contenu a fait l'objet d'un contrôle éditorial humain et qu'une personne assume la responsabilité de la publication. C'est ce point qui est massivement ignoré, souvent de bonne foi.

Les trois erreurs les plus fréquentes

Marquer tout, y compris ce qui ne l'exige pas. Un texte écrit par un humain puis corrigé par un outil de correction n'est pas un contenu généré. Surmarquer dévalorise le signal.

Ne rien marquer parce qu'« un humain a relu ». L'exemption suppose un contrôle éditorial réel et une responsabilité identifiée, pas une lecture rapide avant publication.

Marquer dans un coin de page. L'information doit être claire et perceptible au moment où le contenu est consulté, pas enfouie dans les mentions légales.

Une politique de marquage tient en cinq lignes

Une organisation peut se mettre en conformité sans juriste, à condition d'écrire noir sur blanc :

  1. Les cas où un contenu est considéré comme généré, assisté ou humain.
  2. La mention utilisée dans chaque cas, et son emplacement.
  3. Le nom de la personne qui valide et engage la responsabilité éditoriale.
  4. La conservation d'une trace de la relecture, datée.
  5. La règle applicable aux images et aux voix de synthèse, souvent oubliées.

Cette page interne vaut à la fois preuve de diligence et outil de formation.

Pourquoi c'est un avantage plutôt qu'une contrainte

Les lecteurs, les élus et les clients sont désormais capables de soupçonner l'origine artificielle d'un texte, souvent à tort. Déclarer l'assistance et la relecture humaine désamorce le soupçon. À l'inverse, une organisation prise en défaut sur un texte non marqué perd la confiance sur l'ensemble de ses publications, y compris celles rédigées entièrement à la main.

FAQ

Un texte corrigé par un outil doit-il être marqué ?

Non. La correction orthographique ou grammaticale ne transforme pas un texte humain en contenu généré. La distinction porte sur la production du contenu, pas sur son toilettage.

Qui est responsable, l'outil ou l'éditeur ?

Les deux, à des niveaux différents : le fournisseur pour le marquage technique des sorties, l'éditeur pour l'information du public au moment de la diffusion.

Les images et les voix de synthèse sont-elles concernées ?

Oui, et elles le sont d'autant plus lorsqu'elles imitent des personnes réelles ou des situations réalistes.

Que risque une organisation qui ne marque rien ?

Un risque de sanction administrative, mais surtout un risque réputationnel immédiat, plus rapide et plus coûteux que la procédure.

Une collectivité est-elle concernée ?

Oui dès lors qu'elle publie des contenus destinés à informer le public. Un bulletin municipal, une lettre d'information ou une page d'actualité entrent dans le champ.

Sources

E.T Editalent appose automatiquement la mention de transparence sur les contenus assistés par l'IA et conserve la trace de la relecture humaine. Voir les modules.

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