Quatrième canicule confirmée : ce que prévoient les modèles pour la France du 26 juillet au 1er août 2026
Par Rédaction E.T Editalent, publié le 2026-07-23.
Contenu partiellement rédigé par l’IA.

Quatrième canicule confirmée : ce que prévoient les modèles pour la France du 26 juillet au 1er août 2026
C'est acté. Après trois vagues de chaleur en moins de deux mois, fin mai, fin juin et début juillet, la France se dirige vers une quatrième canicule, du 26 juillet au 1er août 2026. Les modèles météo convergent, les pics annoncés flirtent avec les 40 °C sur une large moitié sud, et le pic de chaleur est attendu autour du 1er août. Explications, cartographie, gestes utiles.
Ce que disent les modèles au 23 juillet 2026
Les prévisions publiées par Le Parisien, Le Dauphiné Libéré, Numerama, actu.fr, Météo-Paris et Selectra convergent sur trois points :
- Un rebond des températures dès le mercredi 28 juillet, après quelques jours de relatif répit sur la moitié nord.
- Un pic caniculaire autour du vendredi 31 juillet et du samedi 1er août, avec des maximales possiblement au-dessus de 38-40 °C sur un large quart sud-ouest, la vallée du Rhône et l'arrière-pays méditerranéen.
- Une extension possible de la chaleur à quasi tout l'Hexagone en fin d'épisode, y compris sur la moitié nord et sur le nord-est.
Selectra a publié une projection ville par ville pour 26 grandes agglomérations, entre le 26 juillet et le 1er août. Toutes affichent une remontée nette à partir du 28 juillet.
Pourquoi cette 4e canicule est un signal fort
La précocité et la fréquence sont ce qui frappe les spécialistes du climat :
- Fin mai 2026 : première vague de chaleur, avec des records ponctuels.
- Fin juin 2026 : deuxième vague, la plus meurtrière de l'année selon les remontées du Haut Conseil pour le climat.
- Début juillet 2026 : troisième vague, courte mais intense sur le pourtour méditerranéen.
- Fin juillet-début août 2026 : quatrième vague en cours de formation.
Une telle succession, quatre canicules en un peu plus de deux mois, s'inscrit dans les projections climatiques les plus pessimistes publiées par le GIEC pour l'Europe occidentale. Ce n'est plus l'exception, c'est le nouveau régime estival.
Une combinaison à haut risque avec les incendies
La 4e canicule arrive alors même que la Gironde et les Landes sont frappés par des feux d'ampleur exceptionnelle (8 700 hectares brûlés à Saumos-Cap-Ferret au 24 juillet, 2 500 hectares dans les Landes, 25 000 personnes évacuées). Le retour de températures très élevées, associées à un vent d'est chaud et sec, va accroître mécaniquement le risque d'embrasement sur tout l'arc méditerranéen, le Sud-Ouest et une partie de la façade atlantique.
Le ministère de l'Intérieur a rappelé le 24 juillet que plus de 50 000 hectares avaient déjà brûlé en France depuis le début de l'année, un cumul qui dépasse largement la moyenne 2015-2020 à la même date.
Ce que Santé publique France recommande
Les messages de santé publique en cas de canicule sont stabilisés depuis 2003 et rappelés à chaque épisode. Les gestes utiles :
- Boire régulièrement de l'eau, sans attendre la sensation de soif, en particulier pour les personnes âgées et les enfants.
- Fermer volets et fenêtres en journée, aérer la nuit et au petit matin.
- Éviter les activités physiques intenses entre 11h et 18h.
- Passer au moins 2-3 heures dans un lieu frais : centres commerciaux, bibliothèques, cinémas climatisés, îlots de fraîcheur municipaux.
- Prendre régulièrement des nouvelles des personnes isolées de son entourage, en particulier les plus de 75 ans.
- Consulter en cas de symptômes : maux de tête, nausées, fatigue anormale, crampes, désorientation.
Un numéro vert canicule (0 800 06 66 66) est activé pendant les alertes.
Les logements-bouilloires, le vrai angle mort
Le Haut Conseil pour le climat estimait dans son rapport 2025 que 7 à 9 millions de logements en France présentent des caractéristiques de « bouilloires thermiques » : mansardes non isolées, toits en zinc, appartements en dernier étage sans protection solaire, tours d'habitation des années 60-70.
Dans ces logements, les températures intérieures peuvent atteindre 32 à 36 °C en soirée, même après la baisse du thermomètre extérieur. C'est le principal facteur de surmortalité identifié lors des canicules récentes.
Aucune politique publique n'a pour l'instant modifié massivement ce parc : les rénovations en cours (MaPrimeRénov', RE 2020) traitent surtout l'hiver, beaucoup moins l'été.
Ce qu'il faut retenir
- 4e canicule confirmée du 26 juillet au 1er août 2026, tous modèles météo alignés.
- Pic autour du 1er août, possible jusqu'à 40 °C sur une large moitié sud.
- Précocité et fréquence exceptionnelles : 4 vagues de chaleur en 2 mois.
- Risque incendies aggravé en Gironde, Landes, Var, Pyrénées-Orientales.
- Numéro vert canicule : 0 800 06 66 66.
- Le sujet logements-bouilloires reste largement non traité par les politiques publiques.
Sources vérifiées
- Le Parisien, « Une quatrième canicule dès la semaine prochaine ? », 23 juillet 2026.
- Actu.fr, « C'est confirmé : une quatrième canicule va déferler sur la France », 23 juillet 2026.
- Numerama, « Météo août 2026 : vers une quatrième vague de chaleur cet été ? », juillet 2026.
- Le Dauphiné Libéré, « Une quatrième canicule dès début août », 22 juillet 2026.
- Meteo-paris.com, « Quatrième canicule : la France va replonger dans la fournaise », 23 juillet 2026.
- Selectra, « Hausse des températures ville par ville du 26 juillet au 1er août », 23 juillet 2026.
- Haut Conseil pour le climat, rapport annuel 2025.
- Santé publique France, plan national canicule.