Deux journaux attaquent OpenAI et Microsoft : vos archives valent plus que vous ne croyez

Par Rédaction E.T Editalent, publié le 2026-09-08.

Contenu partiellement rédigé par l’IA.

Illustration : Deux journaux attaquent OpenAI et Microsoft : vos archives valent plus que vous ne croyez

Deux quotidiens américains, The Seattle Times et Newsday, ont déposé début septembre 2026 une plainte fédérale contre OpenAI et Microsoft pour l'utilisation de leurs articles dans l'entraînement de modèles d'intelligence artificielle. La demande la plus frappante n'est pas financière : les plaignants réclament la destruction des modèles construits à partir de leurs œuvres.

Ce que la plainte reproche

Le raisonnement tient en une phrase : le journalisme est produit par des reporters, des photographes et des rédactions financées par des abonnements et de la publicité, et son absorption dans un modèle qui répond ensuite à la place du média détruit la contrepartie économique. Le contentieux porte sur la copie des contenus pour l'entraînement et sur la restitution de ces contenus aux utilisateurs.

Ces deux titres ne sont pas des géants nationaux : ce sont un quotidien métropolitain et un journal régional. C'est ce qui rend l'affaire intéressante pour la presse française, où la même question se pose à des échelles comparables.

Pourquoi cela concerne un éditeur français

La procédure américaine ne produira pas d'effet direct en France, mais elle installe trois éléments utiles.

D'abord, la valeur juridique reconnue aux archives : ce qui a été publié il y a dix ans redevient un actif, pas un stock mort. Ensuite, la nécessité d'une preuve : sans relevé documenté des reprises, aucune négociation ne s'engage. Enfin, un rapport de force : chaque plainte améliore la position des éditeurs qui négocient une licence plutôt qu'un procès.

Trois chantiers concrets sur les archives

1. Inventorier ce que l'on possède réellement

Volume d'articles, périodes couvertes, titres des droits, photographies incluses ou non, contributions de pigistes et clauses de cession. Une archive dont les droits sont incertains ne se licencie pas.

2. Documenter la reprise

Un relevé horodaté des résumés, citations et reformulations sans lien constitue le socle de toute discussion. Ce travail se mène en continu, pas au moment du litige.

3. Décider d'une politique d'accès

Autoriser, interdire ou monnayer l'accès automatisé à ses contenus est une décision éditoriale et commerciale, pas un réglage technique délégué au prestataire du site.

Le piège du silence

Beaucoup d'éditeurs de taille moyenne ne font rien, faute de moyens juridiques. Ne rien décider revient à consentir par défaut. Deux gestes peu coûteux changent la position : écrire noir sur blanc les conditions d'utilisation de ses contenus par des systèmes automatisés, et conserver des traces datées des reprises constatées.

FAQ

Qui a déposé cette plainte et quand ?

The Seattle Times Company et Newsday LLC, devant une juridiction fédérale de New York, début septembre 2026, contre OpenAI et Microsoft.

Que demandent les plaignants ?

Des dommages et intérêts pour violation du droit d'auteur, ainsi que la destruction des modèles entraînés à partir de leurs contenus.

Un éditeur français peut-il se joindre à cette procédure ?

Non. En revanche, le droit européen offre d'autres voies, notamment le droit voisin des éditeurs de presse et les recours devant les autorités de concurrence.

Faut-il bloquer l'accès automatisé à son site ?

Cela dépend de la stratégie retenue. Le blocage protège la valeur, mais réduit la visibilité dans les réponses générées. La décision se prend contenu par contenu, pas en bloc.

Combien de temps dure ce type de procédure ?

Plusieurs années. Les accords de licence signés en parallèle produisent des effets bien plus rapides que les jugements.

Sources

Le module veille éditoriale d'E.T Editalent repère et horodate les reprises de vos contenus. Voir les modules.

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