Médicaments : ce qui change vraiment au comptoir le 1er septembre
Par Rédaction E.T Editalent, publié le 2026-08-30.
Contenu partiellement rédigé par l’IA.
À partir du 1er septembre 2026, le dispositif du tiers payant contre génériques s'étend aux médicaments hybrides et aux biosimilaires substituables. Concrètement, refuser la substitution proposée par le pharmacien aura une conséquence sur le portefeuille. Aucun taux de remboursement n'est pourtant abaissé : c'est la mécanique d'avance de frais qui change.
Ce que change réellement la date du 1er septembre
Le tiers payant, c'est la dispense d'avance de frais au comptoir. Depuis des années, il est conditionné à l'acceptation du générique quand il existe. La nouveauté de septembre 2026 tient à l'élargissement de cette règle à deux familles de médicaments.
En cas de refus de la substitution sans justification médicale, le patient paie la totalité de la boîte à la pharmacie, puis se fait rembourser par l'Assurance maladie sur la base du prix du médicament substituable, moins cher. La différence reste à sa charge.
Hybride, biosimilaire : de quoi parle-t-on
Un médicament hybride contient le même principe actif que le médicament de référence, mais s'en distingue par le dosage, la forme pharmaceutique ou la voie d'administration. Il ne peut donc pas être classé comme générique au sens strict.
Un biosimilaire est la version comparable d'un médicament biologique, produit à partir de cellules vivantes. Sa similarité est démontrée en termes de qualité, d'efficacité et de sécurité. Seuls les biosimilaires inscrits sur la liste des médicaments substituables sont concernés.
Les cas où rien ne change
- Le prescripteur porte la mention « non substituable » sur l'ordonnance, avec le motif prévu par la réglementation. Le tiers payant est maintenu.
- Aucun hybride ou biosimilaire substituable n'existe pour la spécialité prescrite.
- Le patient accepte la substitution, ce qui reste le cas le plus fréquent au comptoir.
Les réflexes à adopter
- Demander au pharmacien si une version substituable existe avant de refuser par principe.
- Interroger le médecin en amont lorsqu'un traitement au long cours est concerné, en particulier pour les biologiques.
- Conserver la facture en cas de refus, elle sert de base au remboursement.
- Vérifier son décompte sur son compte ameli, le remboursement étant calculé sur le prix du médicament substituable.
FAQ
Le taux de remboursement baisse-t-il au 1er septembre 2026 ?
Non. Les taux restent inchangés. Ce qui change, c'est la perte du tiers payant en cas de refus de substitution et le calcul du remboursement sur la base du médicament substituable.
Peut-on toujours refuser un générique ?
Oui. Le refus reste possible, mais il implique l'avance des frais et une prise en charge alignée sur le prix du médicament le moins cher.
La mention « non substituable » suffit-elle ?
Elle doit être portée par le prescripteur avec un motif prévu par la réglementation. Dans ce cas, le tiers payant est conservé.
Les biosimilaires sont-ils équivalents aux médicaments de référence ?
Leur comparabilité en qualité, efficacité et sécurité est évaluée avant l'autorisation de mise sur le marché. Seuls ceux inscrits sur la liste de substitution peuvent être délivrés en remplacement.