Trêve hivernale au 1er novembre : ce qui reste dû, ce qui s’arrête
Par Rédaction E.T Editalent, publié le 2026-10-27.
Contenu partiellement rédigé par l’IA.

En bref La trêve hivernale commence le 1er novembre 2026 et se termine le 31 mars 2027 inclus. Elle suspend en principe l’exécution des expulsions locatives, mais pas les loyers dus ni toutes les procédures. Des exceptions existent : chaque situation mérite un examen précis.
Photo d’illustration : mairie de Montastruc-la-Conseillère, Didier Descouens, licence CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons. Elle ne représente pas un dossier d’expulsion.
Dans quelques jours, une même expression reviendra dans les appels aux mairies, aux associations et aux propriétaires : trêve hivernale. Derrière ces mots, des protections réelles, mais aussi des confusions qui peuvent coûter cher. La dette ne disparaît pas et attendre le printemps ne règle pas un impayé.
Le point est établi le 27 octobre 2026 à partir de Service Public, de l’ANIL et du compte rendu local de La Dépêche. Cette information générale ne remplace pas un conseil juridique adapté au dossier.
Quand commence la trêve hivernale 2026-2027 ?
Du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027 inclus, indique Service Public dans son information du 2 octobre. Au jour de publication de cet article, elle n’a donc pas encore commencé.
L’ANIL rappelle que cette période revient chaque année. Elle constitue une protection contre l’exécution d’une expulsion, dans les situations couvertes par les textes. Il faut éviter de la présenter comme un droit universel à occuper n’importe quel logement.
Pour une mairie, publier les deux dates ensemble est plus utile qu’un titre annonçant seulement le début. Les habitants ont également besoin de savoir où demander un examen de leur situation et quels documents préparer.
Faut-il continuer à payer son loyer ?
Oui. La trêve n’efface pas les loyers ni les charges dus. L’ANIL distingue la protection contre l’expulsion et les obligations du locataire. Un impayé qui s’accumule reste un problème pendant l’hiver.
Un propriétaire peut poursuivre les démarches prévues pour faire reconnaître sa créance ou obtenir une décision. La suspension de l’exécution ne signifie donc pas arrêt général de la procédure. Les suites dépendent du dossier et des décisions prises.
La démarche utile consiste à demander conseil tôt. Un échange documenté avec le bailleur et un accompagnement social peuvent permettre d’examiner les possibilités. Nous ne promettons ni aide financière automatique, ni accord obligatoire du propriétaire.
Quelles situations ne sont pas protégées de la même façon ?
Service Public décrit plusieurs exceptions, notamment lorsque le relogement est assuré dans des conditions répondant aux besoins des occupants, pour certaines occupations illégales et dans des situations de violences intrafamiliales faisant l’objet de décisions spécifiques.
Il faut se garder d’une formule trop large sur le squat : la qualification de l’occupation et la procédure applicable comptent. Une rédaction ou un service municipal ne peut pas trancher un cas individuel avec une liste générale trouvée en ligne.
| Question | Repère général | Vérification nécessaire |
|---|---|---|
| Puis-je cesser de payer ? | Non, la dette reste due | Bail, montant, aides éventuelles |
| Une procédure peut-elle continuer ? | Oui, certaines démarches restent possibles | Stade exact de la procédure |
| Toute expulsion est-elle suspendue ? | Non, des exceptions existent | Décision et statut de l’occupation |
| Qui peut m’aider ? | Conseil logement et accompagnement social | Contacts locaux officiels |
Que peuvent publier les communes et les médias locaux ?
Une fiche de service devrait réunir les dates, une explication courte et les coordonnées vérifiées du CCAS et de l’ADIL compétente. Ajouter les modalités d’accueil effectivement connues, sans inventer de numéro, d’horaire ou de permanences.
La Dépêche a consacré le 21 octobre un sujet aux droits des locataires à Laroque-d’Olmes. Cet exemple montre l’intérêt d’une déclinaison territoriale. Il ne permet pas de transposer une permanence ou une aide de cette commune à toute la France.
La même fiche peut rappeler de conserver les courriers, les décisions et les justificatifs nécessaires à l’entretien avec un professionnel. Ne pas publier de cas nominatif sans précautions : un conflit de logement comporte des informations personnelles sensibles.
Pourquoi faut-il agir avant l’accumulation des dettes ?
La protection saisonnière ne résout pas la cause d’un impayé. Faire le point dès les premières difficultés aide à distinguer baisse de ressources, contestation du montant et rupture de dialogue. Les réponses ne sont pas les mêmes.
Pour le journaliste, la valeur du sujet se trouve dans ces distinctions et dans les solutions réellement disponibles. Une promesse vague de protection totale risque de retarder une démarche utile.
Artisanat journalistique. Séparer trois éléments dans chaque témoignage : ce que la personne dit, les documents consultés et ce que confirme un professionnel. Une décision annoncée n’est pas nécessairement exécutoire, et une expulsion suspendue n’est pas une dette annulée.
FAQ
La trêve commence-t-elle déjà le 27 octobre ?
Non. La période annoncée par Service Public commence le 1er novembre 2026 et se termine le 31 mars 2027 inclus. Cet article est publié avant son début pour permettre aux habitants et aux communes de préparer l’information. Les exceptions doivent être examinées selon la situation et les documents du dossier.
Les loyers restent-ils dus pendant l’hiver ?
Oui. La protection contre l’exécution d’une expulsion n’annule ni les loyers ni les charges. Une dette peut continuer à augmenter. Il est préférable de prendre conseil rapidement et de documenter les échanges, sans attendre la fin de la période en pensant que la trêve règle l’impayé.
Un propriétaire peut-il poursuivre une procédure ?
Oui, la trêve n’interdit pas toutes les démarches. Elle concerne principalement l’exécution des expulsions dans les situations protégées. Le propriétaire peut notamment engager ou poursuivre les procédures prévues par le droit. Un professionnel doit examiner le stade du dossier et la décision concernée avant de donner un conseil individuel.
Toutes les occupations sont-elles protégées ?
Non. Service Public et l’ANIL décrivent des exceptions, avec des distinctions selon l’occupation, le relogement ou certaines décisions. Le mot squat ne suffit pas à résumer tous les cas. Pour une situation concrète, consulter les documents et demander un conseil spécialisé plutôt que transposer une règle générale.
Quel contact une mairie peut-elle indiquer ?
Les contacts officiels du CCAS et de l’ADIL compétente sont des repères utiles, après vérification de leurs coordonnées et modalités d’accueil. Une commune ne doit pas annoncer une aide, une permanence ou une prise en charge qu’elle n’a pas confirmée. L’information générale doit conduire vers un accompagnement réel.
Sources
- Service Public, trêve hivernale 2026-2027, 2 octobre 2026.
- ANIL, définition et règles de la trêve hivernale, fiche à jour au 28 octobre 2025, consultée le 27 octobre 2026.
- La Dépêche, droits des locataires à Laroque-d’Olmes, 21 octobre 2026.
Pour préparer une information locale claire, consultez les solutions pour les collectivités. Voir aussi notre guide du podcast municipal et de la transcription.