Réseaux sociaux et vidéo devant les sites des médias : ce que dit le Digital News Report 2026
Par Rédaction E.T Editalent, publié le . Mis à jour le .
Contenu partiellement rédigé par l’IA.

Les réseaux sociaux et les plateformes vidéo devancent désormais les sites et applications des médias dans les usages mesurés par le Digital News Report 2026. Cette progression ne s’accompagne pas d’un transfert équivalent de confiance : les publics interrogés restent préoccupés par la fiabilité de l’information.
54 % utilisent les plateformes, 51 % les sites des médias
Publié le 16 juin 2026 par le Reuters Institute, à l’université d’Oxford, le rapport en est à sa quinzième édition. Il repose sur une enquête menée en ligne par YouGov, entre la mi-janvier et la fin février 2026, dans 48 marchés. Son résumé officiel décrit une transformation des chemins empruntés pour accéder à l’actualité.
En moyenne, 54 % des répondants utilisent les réseaux sociaux et les plateformes vidéo pour s’informer, contre 51 % les sites et applications des médias. Il ne s’agit pas de deux camps exclusifs. Une même personne peut regarder une vidéo sur une plateforme, puis lire un article dans l’application d’un journal.
L’expression « première porte d’entrée » demande donc une précaution. Le rapport compare ici des usages déclarés, pas uniquement le premier geste de chaque internaute au réveil. Ces résultats ne constituent pas davantage un recensement de la population mondiale. Ils décrivent les publics interrogés dans les marchés couverts.
La vidéo d’information touche 77 % des répondants chaque semaine
La vidéo d’actualité en ligne est regardée chaque semaine par 77 % des personnes interrogées. Dans 45 marchés sur 48, elle touche davantage de répondants que l’information télévisée traditionnelle. L’Allemagne, le Danemark et les Pays-Bas font exception : le journal télévisé y reste devant ou à égalité.
Ce déplacement concerne surtout la distribution. La consommation vidéo sur les sites et applications des médias recule en moyenne de cinq points en un an. À l’inverse, les plateformes tierces concentrent la croissance. Une rédaction peut ainsi produire une vidéo largement regardée sans retrouver une audience comparable sur son propre site.
Le rapport indique que Facebook est utilisé pour s’informer par 43 % des répondants, YouTube par 34 %, Instagram par 26 % et TikTok par 20 %. Ces chiffres ne sont pas des parts de marché de la vidéo. Ils ne doivent ni être additionnés, ni servir à répartir un supposé public unique entre quatre services.
Les créateurs complètent plus souvent les médias qu’ils ne les remplacent
Une partie de l’information provient de créateurs ou d’influenceurs spécialisés dans l’actualité pour 27 % des répondants. Ce taux atteint 46 % lorsque tous les types de créateurs sont pris en compte. Le périmètre retenu change donc sensiblement le résultat.
Le rapport apporte une nuance utile : seuls 3 % des répondants dépendent exclusivement de créateurs pour s’informer. Les personnes qui les suivent continuent généralement à consulter des médias traditionnels. Une présentation incarnée et un ton conversationnel peuvent compléter un article, plutôt que le rendre inutile.
La télévision change aussi de rôle. Quelque 27 % des répondants regardent de l’information à la demande sur un téléviseur connecté. Un écran de salon peut désormais accueillir une vidéo publiée en ligne, sans rendez-vous imposé par une grille de programmes. Ce pourcentage mesure un usage, pas l’équipement des foyers.
Les assistants IA progressent, mais pas partout
L’usage hebdomadaire d’assistants conversationnels pour s’informer passe de 7 % en 2025 à 10 % en 2026. Il atteint 16 % chez les moins de 35 ans. Cette progression moyenne masque toutefois des différences importantes entre marchés.
Le rapport ne relève pas de hausse de cet usage informationnel en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Il serait donc inexact de décrire une adoption uniforme. Utiliser un assistant pour d’autres tâches ne signifie pas non plus lui confier régulièrement sa recherche d’actualité.
Pour les éditeurs, ces nouveaux intermédiaires posent une question de traçabilité. Un lecteur doit pouvoir retrouver la source d’un chiffre, la date d’une annonce et l’auteur d’une analyse, quel que soit le format par lequel il découvre le sujet.
La confiance tombe à 37 %, sans causalité démontrée
La confiance dans l’information en général atteint 37 %, son plus bas niveau depuis le début de cette mesure en 2015. Elle recule dans 29 marchés sur 48. Parallèlement, 62 % des répondants se disent préoccupés par les fausses informations, soit quatre points de plus en un an.
Ces évolutions sont concomitantes. L’enquête ne démontre pas que la vidéo provoque, à elle seule, une baisse de confiance. Elle mesure des attitudes et des pratiques dans un environnement plus large. Une inquiétude déclarée ne prouve pas non plus qu’une personne a effectivement été trompée.
Les consommateurs occasionnels ou passifs représentent désormais 25 % des répondants, contre 16 % en 2021. Le paiement pour l’information en ligne reste à 17 %, mais ce dernier indicateur concerne un panier de 20 pays suivis, et non les 48 marchés du rapport.
Ce que cela change pour vous
Pour un lecteur, diversifier ses formats ne dispense pas de vérifier les sources. Pour une rédaction, une vidéo ou un podcast peut prolonger un article, à condition de conserver ses faits et ses réserves. Notre page vidéo et podcast à partir d’articles recueille les demandes de formats ; elle ne promet pas une audience et ne produit pas encore automatiquement un fichier.
Photo d’illustration : main tenant un téléphone, Graham Crumb, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons. Recadrage 16:9 ; cette photographie ne représente pas les événements étudiés.
Questions fréquentes
Ces usages sont-ils exclusifs ?
Non, les répondants peuvent consulter plusieurs sources.
Les 77 % concernent-ils toute la population mondiale ?
Non, les publics interrogés en ligne.
Les taux par plateforme sont-ils des parts de vidéo ?
Non, des usages pour s’informer.
Les 17 % de payants portent-ils sur 48 marchés ?
Non, sur vingt pays suivis.
La baisse de confiance est-elle causée par la vidéo ?
L’enquête ne démontre pas cette causalité.
Sources
- Reuters Institute, résumé officiel, 16 juin 2026.
- Reuters Institute, rapport intégral et méthodologie.
- The Media Leader, analyse du rapport, 17 juin 2026.
- Crédit photo : Wikimedia Commons, main tenant un téléphone, Graham Crumb, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons..
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