TikTok, YouTube, Instagram : comment les jeunes s’informent sur les plateformes

Par Rédaction E.T Editalent, publié le . Mis à jour le .

Contenu partiellement rédigé par l’IA.

Illustration : TikTok, YouTube, Instagram : comment les jeunes s’informent sur les plateformes

En France, 54 % des 15-24 ans interrogés par l’Arcom désignent les réseaux sociaux, les plateformes vidéo ou les outils d’IA comme leur principal moyen de s’informer. Une enquête américaine publiée par Pew en octobre 2026 éclaire, avec d’autres catégories d’âge et d’autres questions, la place prise par TikTok dans l’actualité.

En France, le chiffre de 54 % regroupe plusieurs usages

La deuxième édition de l’étude de l’Arcom « Les Français et l’information », publiée le 29 janvier 2026, repose sur 3 377 personnes âgées de 15 ans et plus. Le terrain a eu lieu du 16 juin au 23 juillet 2025. L’enquête associe collecte en ligne et par téléphone, notamment pour inclure des personnes qui n’utilisent pas internet.

À la question du principal moyen de s’informer, 54 % des moins de 25 ans choisissent la catégorie regroupant réseaux sociaux, plateformes vidéo et outils d’IA. Dans cette enquête, ces moins de 25 ans sont des 15-24 ans, pas tous les enfants et adolescents.

La même catégorie représente 39 % chez les 25-34 ans, 17 % chez les 35-59 ans et 4 % chez les plus de 59 ans. Tous âges confondus, elle atteint 20 %. Ce résultat met en évidence un écart générationnel, sans révéler quelle part revient à chaque application.

Il serait faux d’en déduire que 54 % des jeunes s’informent principalement grâce à l’IA, ou uniquement sur TikTok. La question rassemble plusieurs services possibles. Elle mesure un choix principal déclaré, pas le temps passé devant chacun d’eux.

Aux États-Unis, 20 % des adultes suivent régulièrement l’actualité sur TikTok

Pew Research Center publie le 19 octobre 2026 une analyse issue d’une enquête conduite du 24 au 30 août auprès de 5 166 adultes américains. Quelque 20 % déclarent s’informer régulièrement sur TikTok. Cette proportion était de 3 % en 2020, mais elle était déjà de 20 % en 2025.

La différence entre générations est nette. Le taux atteint 39 % chez les 18-29 ans, 25 % chez les 30-49 ans, 11 % chez les 50-64 ans et 4 % chez les personnes âgées d’au moins 65 ans. Ces pourcentages portent sur l’ensemble des adultes de chaque catégorie, pas seulement sur les utilisateurs du service.

La progression de long terme ne doit pas masquer le dernier mouvement observé. Chez les 18-29 ans, le résultat était de 43 % en 2025. Présenter les 39 % de 2026 comme une nouvelle hausse annuelle serait donc incorrect.

L’étude française et l’étude américaine ne sont pas directement comparables. L’Arcom interroge notamment les 15-24 ans sur leur moyen principal d’information, en regroupant plusieurs services. Pew étudie les 18-29 ans et l’usage régulier d’une plateforme précise. Elles éclairent une tendance, sans former une série statistique commune.

YouTube est fréquenté chaque semaine par 69 % des 15-24 ans

Un autre travail de l’Arcom, « Tendances audio-vidéo 2026 », a été publié le 31 mars. Son volet quantitatif repose sur 4 308 personnes âgées de 15 ans et plus, dont un échantillon principal de 4 003 personnes et un complément de 305 utilisateurs d’interfaces de téléviseurs connectés. Le terrain remonte au 3-17 octobre 2025.

YouTube est fréquenté au moins une fois par semaine par 48 % des Français de 15 ans et plus. Le taux est de 69 % chez les 15-24 ans et de 64 % chez les 25-34 ans. Il s’agit ici de fréquentation générale, pas exclusivement de consommation d’information.

Dans l’ensemble des 15 ans et plus, les fréquentations hebdomadaires mesurées atteignent 60 % pour Facebook, 41 % pour Instagram, 26 % pour TikTok, 23 % pour Snapchat et 13 % pour X. Ces visites peuvent servir au divertissement, aux échanges personnels ou à l’actualité. Les additionner produirait un total sans signification.

Une vidéo courte n’est pas nécessairement une information courte

Parmi les consommateurs de YouTube, 91 % regardent des vidéos de moins de cinq minutes. Ce résultat ne signifie pas que tous regardent uniquement des formats courts : la même étude indique que 77 % consomment aussi des vidéos de plus de trente minutes.

Il ne permet pas davantage d’assimiler toutes les vidéos brèves à une fonctionnalité particulière de la plateforme. Une explication de quatre minutes, un extrait d’entretien et une séquence verticale appartiennent à des catégories éditoriales différentes, même lorsqu’ils ont une durée voisine.

Pour une rédaction, le choix d’un format commence donc par le sujet. Une vidéo peut présenter le fait principal, tandis que l’article explique la méthode, les limites ou les documents utilisés. Le lien entre les deux doit rester accessible et explicite.

Ce que cela change pour vous

Si vous découvrez l’actualité dans un fil vidéo, recherchez la date et la publication d’origine avant de partager. Une séquence visible aujourd’hui peut provenir d’un événement ancien. Les chiffres d’audience d’une plateforme ne constituent jamais une preuve de la fiabilité de chaque contenu.

Pour les professionnels, adapter un article suppose de préserver les citations et les réserves, puis de vérifier le script et les sous-titres. La demande vidéo ou podcast à partir d’un article permet de préciser le public et le format souhaité. Elle reste distincte d’une production automatique et ne garantit aucun résultat de diffusion.

Photo d’illustration : mains tenant un téléphone et un carnet, Shixart1985, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons. Recadrage 16:9 ; cette photographie ne représente pas les événements étudiés.

Questions fréquentes

Les 54 % concernent-ils uniquement TikTok ?

Non, une catégorie regroupée.

Pew interroge-t-il des Français ?

Non, des adultes américains.

Les deux enquêtes sont-elles directement comparables ?

Non, leurs questions et populations diffèrent.

Les 69 % mesurent-ils l’information sur YouTube ?

Non, sa fréquentation hebdomadaire générale.

Les vidéos courtes excluent-elles les longues ?

Non, les usages coexistent.

Sources

Visibilité IA des médias

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