JT à la demande, chaînes info, YouTube : la télévision d’information change de visage

Par Rédaction E.T Editalent, publié le . Mis à jour le .

Contenu partiellement rédigé par l’IA.

Illustration : JT à la demande, chaînes info, YouTube : la télévision d’information change de visage

Les quatre chaînes françaises d’information totalisent 11,2 % de part d’audience en octobre 2026, d’après les résultats mensuels de Médiamétrie publiés le 2 novembre. Dans le même temps, les études de l’Arcom et du Reuters Institute montrent que le téléviseur accueille aussi des vidéos en ligne et de l’information à la demande.

BFMTV et CNews sont à égalité à 3,6 % en octobre

Le Médiamat mensuel d’octobre couvre la période du 28 septembre au 1er novembre 2026. Il mesure l’audience des personnes âgées de quatre ans et plus, sur l’ensemble des jours. Ce calendrier ne correspond donc pas exactement aux trente et un jours du mois civil.

BFMTV et CNews enregistrent chacune 3,6 % de part d’audience. LCI atteint 2,8 % et franceinfo 1,2 %. L’addition de ces résultats arrondis donne 11,2 % pour les quatre chaînes d’information. Ce cumul doit être présenté comme une somme de parts publiées, pas comme la proportion de Français les ayant regardées.

La part d’audience rapporte le temps d’écoute d’une chaîne à l’ensemble de l’écoute télévisée mesurée sur la période. Elle ne permet pas, à elle seule, de connaître le nombre de personnes différentes touchées. Elle ne mesure pas davantage une adhésion aux commentaires ou aux orientations d’une antenne.

Les deux chaînes à 3,6 % sont donc à égalité dans ce résultat mensuel. Sans données plus fines, il n’y a pas lieu de départager leurs performances ni de tirer une conclusion sur les préférences politiques du public.

62,4 millions de personnes ont eu un contact avec la télévision

Médiamétrie indique une couverture mensuelle de 62 449 000 personnes, soit environ 62,4 millions. Ce chiffre représente 98,3 % de la population de quatre ans et plus dans l’univers de l’étude. Le critère de couverture est un contact d’au moins dix secondes consécutives.

Il ne s’agit pas de 62,4 millions de téléspectateurs regardant simultanément un programme, ni d’un public quotidien moyen. Le seuil retenu explique pourquoi cet indicateur de portée peut être élevé alors que les durées ou les préférences de visionnage diffèrent beaucoup.

Dans les résultats mensuels, TF1 affiche 18,7 % de part d’audience, France 2 13,6 %, France 3 8,7 % et M6 8,4 %. Ces chaînes généralistes diffusent de nombreux genres de programmes. Leurs parts globales ne doivent pas être présentées comme les audiences de leurs seuls journaux télévisés.

YouTube sur le téléviseur : 67 % parmi ses consommateurs

L’étude « Tendances audio-vidéo 2026 » de l’Arcom, publiée le 31 mars, s’appuie sur un terrain quantitatif réalisé du 3 au 17 octobre 2025. Elle porte sur 4 308 personnes de 15 ans et plus, avec un complément d’utilisateurs d’interfaces de téléviseurs connectés.

Parmi les consommateurs de YouTube, 67 % regardent le service sur un téléviseur, au moins occasionnellement. Ce résultat n’équivaut pas à 67 % des Français, et il ne signifie pas que tous le font chaque semaine. Le choix du dénominateur change fortement l’interprétation.

Parmi les personnes qui regardent YouTube sur un téléviseur, 27 % disent que consulter ce qui s’y trouve est devenu un réflexe lorsqu’elles s’installent devant l’écran. Cela ne veut pas dire qu’elles ouvrent toujours cette application en premier. Chez les 15-24 ans concernés, le tableau détaillé donne 37 %, et non 36 %.

Les vidéos longues ont aussi leur place dans le salon

Parmi l’ensemble des consommateurs de YouTube, 77 % regardent des vidéos de plus de trente minutes. Chez ceux qui utilisent le service sur un téléviseur, le taux atteint 85 %. Ces indicateurs incluent des pratiques occasionnelles et des contenus qui ne relèvent pas exclusivement de l’information.

Le même rapport constate que 91 % des consommateurs regardent des vidéos de moins de cinq minutes. Formats courts et longs peuvent donc coexister chez une personne. Opposer systématiquement la vidéo brève au documentaire ou à l’entretien long serait une lecture trop simple des usages.

Le téléviseur ne permet pas de savoir, par sa seule présence, quel type de contenu est consommé. Une personne peut y regarder un journal en direct, un extrait de reportage, un entretien publié en ligne ou une émission de divertissement. Les enquêtes doivent préciser le programme et la fréquence pour distinguer ces pratiques.

L’information à la demande ne se limite pas au journal rejoué

Le Digital News Report 2026 mesure que 27 % des répondants, en moyenne dans 48 marchés, regardent de l’information à la demande sur leur téléviseur connecté. Cette enquête internationale n’a pas le même périmètre que l’Arcom ou Médiamétrie.

Son résultat concerne l’information, tandis que les données françaises sur YouTube portent sur les usages généraux du service. Les deux chiffres de 27 % ne décrivent donc ni le même public ni la même question. Leur égalité numérique ne permet pas de les fusionner.

Pour une rédaction, l’information à la demande peut prendre la forme d’une explication autonome, d’un entretien ou d’une version vidéo d’un article. Le contexte doit rester visible : date, sources, statut d’une annonce et éventuelles corrections. Un format regardé plus tard exige particulièrement cette précision.

Ce que cela change pour vous

Choisir une vidéo au moment qui vous convient n’en change pas la date de production. Avant d’interpréter une annonce comme récente, vérifiez sa publication et ses éventuelles mises à jour. Pour les équipes éditoriales, notre demande de vidéo ou podcast à partir d’articles permet de préciser un format ; elle ne génère pas encore automatiquement un programme et ne garantit pas une audience.

Photo d’illustration : télécommande au premier plan devant un téléviseur, Nenad Stojkovic, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons. Recadrage 16:9 ; cette photographie ne représente pas les événements étudiés.

Questions fréquentes

11,2 % est-il un taux de couverture ?

Non, un cumul de parts d’audience.

Les deux chaînes sont-elles à égalité ?

Oui, à 3,6 % chacune.

Les 67 % concernent-ils tous les Français ?

Non, les consommateurs de YouTube.

Les 27 % signifient-ils toujours ouvrir YouTube en premier ?

Non, un réflexe déclaré.

Les vidéos longues sont-elles seulement de l’information ?

Non, le périmètre comprend d’autres contenus.

Sources

Visibilité IA des médias

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