Grève du 5 novembre 2026 : chiffres, parcours et transports, ce qu’il faut savoir
Par Rédaction E.T Editalent, publié le . Mis à jour le .
Contenu partiellement rédigé par l’IA.

Salariés du privé, fonctionnaires, lycéens, étudiants et retraités ont défilé ce jeudi 5 novembre dans toute la France à l’appel de l’intersyndicale. Les revendications portent sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie, sur fond de contestation du projet de budget pour 2027. Les premiers comptages publiés en début d’après-midi sont partiels et proviennent de sources dont les méthodes diffèrent.
Photo d’archive : grévistes devant la gare de l’Est, à Paris, le 9 mars 2023, photographiés par Gérald Garitan, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Cette image ne montre pas la mobilisation du 5 novembre 2026. Recadrage 16:9 et réduction ; mêmes conditions de licence.
Une journée interprofessionnelle pour les salaires
Franceinfo et Les Échos décrivent la même plateforme : hausse des salaires et du pouvoir d’achat, défense des services publics, maintien de l’emploi et de l’industrie. Les jeunes et les retraités ont rejoint les cortèges, ce qui donne à la journée une dimension plus large qu’une grève de secteur.
Le lien avec le budget est assumé par les organisations syndicales. Le projet de loi de finances, discuté depuis octobre à l’Assemblée nationale, cristallise les critiques sur les moyens des services publics et sur la répartition de l’effort fiscal. La veille même de la manifestation, les députés ont rejeté sa partie recettes ; notre article sur le rejet du budget à l’unanimité détaille ce vote et ses suites.
Franceinfo cite la CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU parmi les organisations à l’origine de l’appel national. Cette liste n’a pas été confirmée intégralement par un second compte rendu indépendant ; Les Échos nomment, de leur côté, la CGT et la CFDT. Nous n’ajoutons donc aucune autre organisation aux signataires nationaux.
Premiers chiffres : des comptages partiels et non comparables
À 13 heures, l’entourage du ministre de l’Intérieur faisait état de 270 000 manifestants dans 180 cortèges, hors Paris. BFMTV et Les Échos rapportent ce chiffre. Il s’agit d’un point d’étape, pas d’un bilan national.
La CGT annonçait au même moment plus de 250 000 manifestants dans 73 villes, selon BFMTV. Les deux comptages ne portent ni sur le même périmètre ni sur la même méthode : les comparer reviendrait à additionner des choux et des carottes. Les bilans définitifs du ministère et des syndicats seront publiés en fin de journée.
Avant la journée, une fourchette de 500 000 à 700 000 participants circulait. Franceinfo l’attribue à une note du renseignement territorial, hors région parisienne ; BFMTV la prête à l’intersyndicale. Faute d’accord entre les sources sur son origine, nous la mentionnons seulement comme une prévision, jamais comme une participation constatée.
À Paris, le cortège entre République et Nation
L’intersyndicale souhaitait défiler de Bastille à Concorde. La préfecture de police a interdit ce parcours et proposé un itinéraire de la place de la République à la place de la Nation par le boulevard Voltaire. Saisi par les organisateurs, le tribunal administratif a rejeté mercredi soir leur recours contre l’interdiction, selon franceinfo et actu.fr.
Le juge a donc refusé d’annuler l’arrêté ; il n’a pas, à proprement parler, choisi lui-même le parcours. La nuance compte pour comprendre les échanges entre organisateurs et autorités au cours des prochaines semaines.
En début d’après-midi, Raphaël Glucksmann a quitté le rassemblement parisien après avoir été bloqué par des militants hostiles à sa présence, d’après BFMTV et Les Échos. Son entourage a indiqué à BFMTV que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies. Aucune source consultée ne fait état de violences physiques à son encontre.
Un dispositif de sécurité identique à celui du 31 octobre
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire. Il a précisé que ce dispositif était « exactement le même » que celui déployé le 31 octobre, selon BFMTV, et a promis une réponse ferme en cas de débordements.
Ce niveau d’encadrement s’explique par le contexte des dernières semaines. Plusieurs directs rappellent les dégradations et les pillages survenus lors de la journée du 17 octobre. Le bilan des journées précédentes est détaillé dans notre article sur la mobilisation du 31 octobre et la grève du 5 novembre.
Trains et écoles : des perturbations inégales
Les prévisions de trafic annonçaient des perturbations surtout sur les lignes régionales et en Île-de-France, les grandes lignes étant moins touchées, selon BFMTV et actu.fr. Ces annonces décrivent le service prévu, pas un relevé exhaustif de la journée. Les voyageurs ont intérêt à consulter les informations de leur transporteur avant chaque trajet.
Dans l’Éducation nationale, les chiffres divergent selon leur auteur. Le ministère a publié un taux de grévistes chez les enseignants, tandis que le Snes-FSU avance un taux bien plus élevé pour les personnels du second degré. Les populations comptées et les méthodes ne sont pas identiques ; nous ne présentons donc pas ces taux comme deux mesures d’une même réalité.
Ce que la journée change pour le gouvernement
La mobilisation intervient au moment le plus fragile de la procédure budgétaire. Le projet de loi de finances part au Sénat dans sa version initiale, après le rejet de la version amendée par les députés. Le gouvernement doit maintenant composer avec une pression sociale et une Assemblée sans majorité.
Les syndicats veulent faire de cette journée un tournant, en appelant à installer la grève dans la durée. Leur capacité à y parvenir se mesurera dans les prochains jours, au nombre de grévistes reconductibles et à la participation aux prochains rendez-vous. Rien ne permet encore de l’anticiper.
Pour les rédactions et les services de communication, la journée rappelle une règle simple : un chiffre de manifestants doit toujours être attribué et daté. Le même cortège peut être compté de deux façons, et le lecteur a besoin de savoir qui compte quoi.
Questions fréquentes
Combien de manifestants le 5 novembre 2026 ?
À 13 heures, le ministère de l’Intérieur comptait 270 000 manifestants dans 180 cortèges hors Paris, et la CGT plus de 250 000 dans 73 villes. Ces chiffres sont partiels et non comparables entre eux.
Quel parcours à Paris ?
De la place de la République à la place de la Nation par le boulevard Voltaire, après l’interdiction du trajet Bastille-Concorde.
Combien de forces de l’ordre mobilisées ?
70 000 policiers et gendarmes sur tout le territoire, selon le ministre de l’Intérieur.
Pourquoi les syndicats manifestent-ils ?
Pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie, dans un contexte de contestation du budget 2027.
Sources
- Franceinfo, appel de l’intersyndicale pour le 5 novembre.
- Les Échos, direct de la mobilisation du 5 novembre 2026.
- BFMTV, direct de la grève du 5 novembre 2026.
- Franceinfo, direct du 5 novembre 2026, écoles et parcours.
- Actu.fr, direct national de la mobilisation.
- Actu.fr, direct parisien de la mobilisation.
- Crédit photo : Gérald Garitan / Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0.
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